Cracovie

  • Cracovie avant et pendant la guerre (+)
  • Cracovie communiste (+)
  • Jean-Paul II, fils de Cracovie (+)

Cracovie avant et pendant la guerre

(Laetitia Gathoye, Laurence Pichereau et Laura Reynders)

Cracovie, l'ancienne capitale méridionale de la Pologne, est située à environ 65km d'Auschwitz. Elle est considérée comme une des villes les plus anciennes et les plus importantes du pays.

Dès le 14ème siècle, les juifs se rassemblaient déjà dans le quartier Kazimierz, fondé par le roi Casimir. Dès lors, on y trouvait une nonantaine de synagogues, de nombreuses écoles, des commerces... Pendant des siècles, les communautés juives et chrétiennes ont cohabité en parfaite harmonie et contribué toutes deux à la prospérité économique de la ville.

A l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, plus de 60 000 juifs habitaient à Cracovie et représentaient environ 25% de la population de la ville. Les répressions envers les juifs de Cracovie ont commencé avec l'occupation nazie. Ils ont tout d'abord, dès le 1er décembre 1939, été forcés de porter un brassard représentant l'étoile de David. Les comptes en banque et les écoles juives n'ont plus fonctionné, les contacts avec les autres habitants de la ville ont été limités.

Le 2 avril 1940, le général du Gouvernement Général (Gouvernement Général des parties occupées de la Pologne, en allemand : Generalgouvernement für die besetzten polnischen Gebiete) a décidé que Cracovie devait devenir la ville la plus "pure" de tout le Gouvernement Général. Le conseil juif, ou Judenrat, avait été créé par les Nazis afin de faire régner l'ordre dans le ghetto. Ses membres ont essayé de protéger les Juifs de l'escalade des répressions, et ont réussi, surtout en usant de la corruption, à sauver de la déportation 15.000 Juifs.

En mars 1941, la décision a été prise de construire un nouveau ghetto en plus des 400 existants sur le territoire polonais. Le ghetto a été érigé dans la partie pauvre de la ville, séparé des autres parties de la ville par le fleuve et les rochers (dans le Podgórze). Il était entouré de fils barbelés et de murs de pierre. Les tramways passaient par le quartier, mais ne s’y arrêtaient pas.

Depuis la fin mars 1941, plus de 50.000 Juifs ont été déplacés dans ce ghetto, serrés sur 20 hectares, entourés de murs, qui n'ont pas empêché les mouvements de résistance, comme le "Sneh" avec son leader Dolek (Adolf) Liebeskind, de rester actif.

La première déportation vers le camp d'extermination de Belzec a eu lieu le 13 mars 1942. La plupart des juifs ont laissé leur vie dans les chambres à gaz du camp de concentration de Belzec. Le nouveau gouverneur de la "police secrète d'état", la Gestapo, commença l'Action Rheinhard : les Juifs ont été évacués et assassinés dans les camps de concentration ou directement dans les ghettos.

Le 6 décembre 1942, la population juive a été divisée en deux : les Juifs encore capables de travailler, et ceux trop faibles pour le travail. Ceux qui étaient jugés assez forts physiquement pour le travail ont été envoyés dans le camp de Płaszów, les autres ont péri dans les camps de Birkenau ou de Treblinka.

Le 13 mars 1943, la police allemande est entrée dans le ghetto, et a séparé hommes, femmes et enfants. Plus de 100 bébés ont été groupés et fusillés. 2000 juifs ont également été tués sur la place Zgoda. Seulement 10% de la population juive a survécu aux atrocités de l'extermination nazie. Parmi les survivants, beaucoup doivent la vie à Oscar Schindler.


L'entrée du ghetto


Juifs marchant en direction du ghetto

images tirées de la page web:
http://www.scrapbookpages.com/poland/index.html

Source

http://www.culture-routes.lu/php/fo_index.php?lng=fr&dest=bd_ar_det&id= 00000251&PHPSESSID=1084e3b293

 

Cracovie communiste

(Mélissa Darriba et Marie Léonard)

En 1945, l'Armée Rouge chasse les troupes allemandes de la Pologne et y installe le comité de Lublin, communément appelé comité Polonais de libération nationale, qui se transformera en gouvernement provisoire. Ce comité officialise la volonté des communistes d'exercer le pouvoir après la guerre.

En effet, les Soviétiques obligent la Pologne, si celle-ci veut récupérer son Etat, à se soumettre au régime communiste et à se déplacer de 250 kilomètres vers l'ouest. L'union Soviétique, située à l'est de la Pologne, voulait en effet agrandir son territoire. La Pologne s'est donc déplacée vers l'ouest et a laissé l'est, territoire habité par beaucoup d'Ukrainiens et de Russes, aux Soviétiques. En contrepartie, La Pologne a gagné quelques territoires sur l'Allemagne.

Nowa Huta est l'exemple même de l’organisation communiste. Sa place dans le système urbain polonais est le fruit d’une histoire mouvementée, reflet des événements qui ont bouleversé le pays depuis la Seconde Guerre mondiale.

En 1946, Bolesław Bierut, qui était alors Président de la Pologne (et plus tard premier secrétaire du Parti ouvrier unifié polonais) se voit proposer par Joseph Staline la construction d'une grande usine métallurgique localisée près de Cracovie.

Les travaux de construction débutent en 1949.

Nowa Huta était prévue au départ pour être ville-modèle socialiste indépendante mais, en 1951, elle est finalement incorporée à Cracovie, et devient un nouveau quartier de la ville. Toutes les parties de la ville ont été édifiées en même temps entre les années 1950 et 1960 : quartiers d'habitation, centre-ville, place centrale. L'usine Vladimir Lénine (elle perd ce nom en 1990) est inaugurée le 22 juillet 1954.

Une grande partie de la population polonaise considère le communisme comme étant forcé et non-légitime, mais la plupart des Polonais coopèrent passivement à cette politique. Pourtant, certains travailleurs se soulèvent à plusieurs reprises en 1957, 1970 et 1980. Ces révoltes ont causé beaucoup de morts.

En 1980, le soulèvement organisé à Gdansk par Solidarność a été le « début de la fin » du communisme. Le régime communiste n'a pas su arrêter ce mouvement qui n'a cessé de grandir.

En 1989 ont lieu les premières élections libres en Pologne. Solidarność obtient 161 des 162 sièges. Ce plébiscite montre que la population était fortement derrière ce mouvement.

Grâce à Solidarność, le communisme a été aboli. Dans la foulée, Lech Walesa, fondateur du syndicat, devient président de la Pologne en1990.

Jean-Paul II, fils de Cracovie

(Victoria Humblet et Florian Lenom)

Le personnage de Jean-Paul II

Jean-Paul II, ou Karol Jozef Wojtyla de son nom de jeune homme, est né le 18 mai 1920 à Wadowice, située à une cinquantaine de kilomètres de Cracovie. Il fait partie d’une famille catholique de 3 enfants.

Il fait ses études primaires et secondaires dans sa ville natale. À l’âge de 18 ans, il s’inscrit à l’université Jagellon de Cracovie, ainsi qu’à un cours de théâtre. Malheureusement, à cause de l’envahisseur nazi, l’université ferme ses portes, et Karol doit travailler sur le chantier de l’usine chimique Solvay afin de gagner sa vie et éviter la déportation.

À partir de 1942, il commence à suivre des cours de formation au séminaire clandestin de Cracovie. Après la Seconde Guerre mondiale, il continue ses études au Grand Séminaire, ainsi qu’à la faculté de théologie de l’Université de Jagellon, où il devient prêtre le 1er novembre 1946. Il est ensuite envoyé à Rome pour finir ses études, avant de revenir en Pologne en 1948 afin d’être vicaire dans des paroisses de Cracovie. Il est nommé auxiliaire de Cracovie le 4 juillet 1958.

Dans les années qui suivent, il monte les échelons de l’Eglise polonaise, avant de devenir Archevêque de Cracovie le 13 janvier 1964. Dès lors, il participe de plus en plus aux Conciles du Vatican. C’est pendant le 2ème conclave de 1978 qu’il est élu pape par les autres cardinaux ; il prend alors le nom de Jean-Paul II. À partir du 22 octobre de cette année, il prend possession de sa fonction.

Après avoir été élu pape, il se consacre à de nombreux projets comme celui des Journée Mondiales de la Jeunesse ou le dialogue avec les juifs. Il procède aussi à de nombreuses cérémonies de canonisations, béatifications et assemblées durant sa longue carrière de pape. C’est d’ailleurs pendant celle-ci qu’il publie ses cinq livres.

Jean-Paul II décède le 2 avril 2005, après un pontificat d’un peu plus de 26 ans.

Cracovie : ville dédiée à Jean-Paul II

Le 13 janvier 1964, le pape Pie XII nomme Jean-Paul II, ou Karol Jozef Wojtyla Archevêque de Cracovie.

Etant donné que la ville de Cracovie et toute la région de Petite Pologne sont la terre natale du pape Jean-Paul II, beaucoup d’endroits sont liés à sa vie :

- le numéro 1 de la rue Tyniecka où il emménagea à 18 ans

- les maisons de la rue Kanoniczna où se trouvait la résidence de l’archevêque

- le palais des Archevêques, rue Franciszkanska, où il habitait et de la fenêtre duquel il s’adressait aux fidèles

- l’église Saint Stanislaw Kostka où il célébra sa première messe

- la basilique Saint Florian, son église paroissiale dans les années 1951-1958

Il revenait souvent dans cette ville qui lui rappelait beaucoup de souvenirs. Lors de ses nombreux pèlerinages dans sa patrie il disait :

« C’est sur cette terre que je suis né. C’est ici, à Cracovie, que j’ai passé la plus grande partie de ma vie (…) C’est ici que j’ai éprouvé la grâce vocation sacerdotale. (…). C’est ici aussi, dans la Cathédrale du Wawel, que j’ai été consacré évêque (…) »

En 1999, il a tenu un discours très émouvant sur la place où s’élève la Basilique de la Présentation de la Vierge à Wadowice. Par ailleurs, dans son village natal, l’endroit où se situait sa maison familiale est devenu un petit musée en son honneur.

C’est dans la paroisse de Niegowic (éloignée de Cracovie de 24 km) que le jeune vicaire Karol Wojtyła a commencé son premier travail de prêtre. Il disait : « Je me souviens (...) lorsque j’ai franchi les frontières de la paroisse de Niegowice, je me suis agenouillé et j’ai embrassé la terre (...) C’est ainsi que j’ai commencé mon travail pastoral. ». Il aimait se retirer près des montagnes – les Beskides et les Tatras – pour de grands moments de calmes, de silence et de réflexions.

Rôle politique

Il faut enfin savoir que Jean-Paul II est un personnage politique important. Il a eu un impact conséquent dans l’histoire de la Pologne. Il s’est en effet opposé à l’idéologie communiste et a favorisé la chute du bloc de l’Est. Il était un homme exceptionnel, poète, humaniste et guide spirituel charismatique, considéré par de nombreux Polonais comme un saint.

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