Berlin

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La montée du nazisme à Berlin

(Nathan Crama)

A la fin de la Première Guerre mondiale, les juifs vivent paisiblement et sont parfaitement intégrés à Berlin. Cependant, à partir du début des années 20, on remarque des profanations de cimetières juifs partout dans la ville, ce qui cause de nombreuses protestations et manifestations. Le Central Verein (l'union centrale des citoyens allemands juifs) suit la progression de ces profanations, mais il ne s'affole pas, les incidents étant relativement isolés et ne semblant pas avoir de rapports les uns avec les autres. Ce qui préoccupe le plus le Central Verein, c'est que les coupables sont à chaque fois des bandes de jeunes qui agissent spontanément, sans se concerter et sans ordre particulier.

Le premier événement antisémite vraiment inquiétant est l'assassinat, en 1922, de Walther Rathenau, le ministre des Affaires Étrangères. Rathenau est juif, et ses assassins sont considérés comme des précurseurs du nazisme.

En 1929, le parti nazi (NSDAP) remporte 5,8% des suffrages, ce qui le fait entrer à l'assemblée municipale. Ceci alerte le Central Verein ; il crée alors une unité d'intervention, la Büro Wilhelmstrasse (la ''BW''), qui travaille surtout sur la propagande indirecte (leurs publications ne sont pas signées, de manière à ce qu'on ne remarque pas leur provenance juive). Le Central Verein s'applique également à attaquer en justice les journaux anti-juifs pour diffamation et réussit parfois à les faire condamner.

Avec la crise économique qui s'accentue au début des années 30, les extrémistes en profitent pour recruter des chômeurs pour leurs organisations paramilitaires. Le parti nazi progresse encore aux élections de 1930, avec 107 députés, grâce une campagne trépidante. Goebbels, le ministre de la propagande d'Hitler publie dans son journal cette phrase inquiétante : « Prends garde, juif, Hilter arrive ! ». Cette mise en garde stimule le Central Verein qui fait un appel aux juifs allemands et provoque la création d'un fonds de combat du judaïsme allemand dans le but de financer la propagande pro-juive.

Les juifs allemands, ne voyant pas d'espoir contre la montée imparable du nazisme dans leur pays, commencent à envisager un départ vers la Palestine. Le Central Verein s'y oppose, en encourageant, au contraire, les juifs à se battre contre le nazisme. Un vote a donc lieu parmi les juifs de Berlin, et c'est le côté libéral, dressé ouvertement contre le nazisme, qui l'emporte.

Les juifs sont cependant dans l'incapacité de riposter efficacement. Les SA nazis sont infiniment plus nombreux que les milices juives, qui représentent moins d'1% de la population. Les milices nazies mènent des attaques de plus en plus grandes envergures (par exemple, en 1931, les SA ont attaqué des synagogues pendant le nouvel-an juif).

Les juifs allemands reçoivent ensuite l'ordre d'habiter des ''maisons juives'', dont la Gestapo (police secrète nazie) a l'adresse. C'est le début des ghettos. Selon Karl Ebner, en 1941, 73000 juifs habitent Berlin.

La Gestapo se charge de leur déportation dans les camps de concentration et, en 1942, à force de déportation et de suicide, il ne reste que 50000 juifs à Berlin.

Moins de 2000 juifs allemands ont survécu à la Deuxième Guerre mondiale, la plupart d’entre eux sont de religion chrétienne, des partenaires, conjoints ou veuf(ve)s de citoyens allemands, des ''demi-juifs'' ou des juifs qui ont été cachés par des familles antinazies. Ils se surnomment entre eux les U-Boote (sous-marins). En effet, la plupart du temps, ces juifs ''en plongée'' ne devaient compter que sur eux-mêmes, même s’ils recevaient parfois un peu d'aide d'Allemands. Ces juifs devaient se cacher de la Gestapo, des milices allemandes, ce qui signifie, bien entendu, qu'ils ne pouvaient rester longtemps au même endroit.

Berlin communiste

(Pierre Servais et Lise Vancolen)

Qu'est ce que le communisme ?

Il s’agit d’une doctrine tendant à la collectivisation (mise en commun) des moyens de production, à la répartition des biens de consommation suivant les besoins de chacun et à la suppression des classes sociales.

Pour Karl Marx (idéologue le plus connu du communisme) il n'y a plus d'opposition entre le travail manuel et le travail intellectuel, ni classes sociales, ni Etat. Le philosophe montre la nécessité, pour le prolétariat (les ouvriers et le petit peuple), d'établir sa dictature afin de s'acheminer vers l'abolition de l'esclavage salarié (capitalisme).

Les grands Etats communistes actuels sont la Russie, le Chine, et la Corée du Nord.

Les débuts de Berlin communiste

Le 2 mai 1945, la ville de Berlin est conquise par les armées russes. Les alliés (les Etats-Unis, l'Angleterre et la France) entrent dans la ville un peu plus tard.

Suite à la conférence de Yalta, le 11 février 1945, entre les 3 futurs gagnants de la guerre (Staline, Churchill et Roosevelt), Berlin doit être divisée en 4 secteurs : un secteur russe, un secteur anglais, un secteur américain et un secteur français.

Les 2 grands « Blocs » vainqueurs (les Alliés et les Russes) se font désormais face, la guerre froide peut commencer. Deux politiques totalement différentes s'affrontent dès lors : le communisme de Staline s'oppose en effet à l'ordre mondial (le capitalisme) défendu par les alliés.

L'occupation soviétique de l'Etat est-allemand (main-mise sur les entreprises, l'agriculture et l'économie) provoque une fuite vers l'Allemagne de l'Ouest de nombreux Allemands de l'Est ; parmi ceux-ci, des ouvriers qualifiés, des ingénieurs, des techniciens, des médecins... Un grand nombre de migrants passe dans les secteurs alliés par la ville de Berlin.

Pour empêcher cet exode massif d'une main d'œuvre importante et d'une élite, l'Etat est-allemand décide dans un premier temps de construire des barrages et des fortifications temporaires, qui deviendront rapidement un mur en béton haut de 4 mètres et long de 47 kilomètres, rebaptisé "le mur de la honte".

La séparation de Berlin se prolongera par le rideau de fer qui divisera pendant de très nombreuses années l'Europe occidentale et l'Europe orientale (Russie, Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, Roumanie, Albanie, Bulgarie...)

La division soudaine de la ville de Berlin engendre une séparation physique d'un peuple, de familles, d'amis, de collègues, etc.

La rapidité de la construction du mur a surpris la population et celle-ci, prise au dépourvu, n'a pas eu la possibilité de choisir son parti.

La vie devient très différente du coté est-allemand (RDA). La population passe en effet d'un régime d'extrême droite (Hitler et le nazisme) à un régime d'extrême gauche.

Le déclin du communisme et la chute du mur de Berlin

Ce « mur de la honte » semblait devoir tenir jusqu'à la fin des temps. Heureusement, suite à l’affaiblissement de l’Union Soviétique et la détermination des Allemands de l’Est, le mur s’effondre le 9 novembre 1989.

Si cela a pu se produire, c’est notamment grâce à l’élection, à Rome, d’un pape polonais en la personne de Jean-Paul II. De plus, les ouvriers originaires du pays du pape font chanceler le gouvernement communiste de Varsovie. En outre, les Etats-Unis se lancent dans une course aux armements appelée « Guerre des étoiles ». Le gouvernement soviétique, à bout financièrement, ne sait pas suivre. Il est donc obligé de reculer petit à petit, les défaites succédant aux défaites.

L’annonce à la population de cet évènement hors du commun et inattendu se fait par le biais des radios et télévisions qui déclarent que « le mur est ouvert ». Dès lors, des milliers de Berlinois encore éveillés se dirigent vers les points de passages et exigent de passer. Sous la pression de la foule, la sécurité cède et c’est à ce moment-là, après 28 années d’existence, que le mur « tombe ». C’est un grand moment pour l’histoire du pays car la population de l’Est (RDA) est accueillie à bras ouverts par la population de l’Ouest (RFA). Même au parlement, à l’annonce de la nouvelle, tout s’arrête et les députés commencent à chanter l’hymne national.

La date du 9 novembre a été proposée pour devenir le jour de la fête nationale allemande mais, suite au grand nombre de significations de celle-ci, le 3 octobre, jour de la réunification de l’Allemagne, a été préférée.

La chute du mur va avoir deux grandes conséquences :

1) L’ouverture du mur va tout d’abord contribuer à la liberté et la communion du peuple allemand. Même si certains pays, comme la France, sont contre cette réunification, d’autres, comme les Etats-Unis, sont totalement pour. C’est finalement l’annonce d’un peuple uni qui sera préféré au grand étonnement des occidentaux.

2) La seconde conséquence est la désagrégation de l’Union Soviétique qui met fin au communisme. La destruction du mur, qui va entrainer plus tard la chute du rideau de fer, signifie la fin d’une Europe coupée en deux.

Berlin actuelle

(Quentin Ciura, Ulya Kucukyildiz et Annabelle Neuville)

Au lendemain de la chute du mur de Berlin (novembre 1989), il ne reste que des ruines ; La ville est dévastée et l’Allemagne de l’Est est au bord de la banqueroute. Pourtant, il va falloir reconstruire.

La PotsdamerPlatz

En 1990, la place est divisée en quatre parties, chacune laissée à un investisseur privé, qui y implantera son projet. Au cours de cette phase de construction, PotsdamerPlatz fut le plus grand chantier d’Europe. Le plus imposant de ces projets est celui de Daimler-Benz, maintenant Daimler Chrysler, qui demanda à Renzo Piano de créer un plan d’ensemble pour les nouvelles constructions. Les divers bâtiments furent construits par différents architectes selon les plans. Ceci inclut l’immeuble remarquable PotsdamerPlatz N°1 par Hans Kollhoff, maintenant siège de cabinets d’avocats prestigieux. La deuxième partie du projet échut à Sony, qui érigea là son nouveau quartier général européen. Ce Sony Center fut conçu par Helmut Jahn, c’est un ensemble de verre et d’acier, qui est considéré comme l’un des plus beaux exemples d’architecture moderne à Berlin. Le projet en sa totalité fit l’objet de nombreuses critiques. Cependant, le lieu attire aujourd’hui 70 000 visiteurs par jour, un succès qui ne laisse pas d’étonner de nombreux critiques.
A tout moment de la journée, l’endroit est noir de monde. Il est devenu une attraction touristique, un lieu de shopping pour les Berlinois et le rendez-vous des cinéphiles, avec plus de 40 écrans dans trois complexes, une académie du film et un musée du cinéma.

La Chancellerie fédérale

Depuis 2001, le Bundeskanzleramt accueille le bureau du Chancelier fédéral d’Allemagne et ses services à Berlin. Le bâtiment est l’œuvre commune des architectes berlinois Axel Schultes et Charlotte Frank. Il fut érigé dans le cadre du transfert du gouvernement de Bonn à Berlin. La superficie totale de la nouvelle Chancellerie, en comptant les jardins et la piste d’atterrissage pour hélicoptères, est de 73 000 m2. Les bâtiments occupent quant à eux 12 000 m2 pour une hauteur de 36 mètres, dépassant la taille habituelle des immeubles berlinois. Il s’agit dès lors d’un des plus grands édifices gouvernementaux au monde, à titre d’exemple, la Chancellerie est huit fois plus grande que la Maison Blanche à Washington.

La Porte de Brandebourg

La Brandenburger Tor se situe à l’entrée ouest de l’ancien Berlin. Elle est le symbole de la ville, mais fut pendant presque trois décennies le symbole de la division de Berlin puisque ce monument faisait partie intégrante du Mur. Tous les événements importants de l’histoire de Berlin sont liés à cette porte. Ainsi, c’est sous la pression de 100 000 personnes que, 28 ans après sa construction, le Mur fut enfin ouvert au niveau de la Porte le 22 décembre 1989.
Le 3 octobre 2002, la Porte de Brandebourg a été dévoilée au public après 22 mois de restauration.
Cet édifice est désormais le symbole de l’Allemagne réunifiée et figure sur les pièces de monnaies.

Le Reichstag

Le Parlement allemand avait été incendié par les Nazis, à l’initiative de Goering. Le bâtiment était dévasté lorsqu’à la fin de la guerre les soldats de l’Armée rouge hissèrent le drapeau communiste à son sommet. Entre 1961 et 1971, il fut reconstruit sur un plan plus simple et le dôme, bombardé en 1945, ne fut pas reconstruit. Le 2 octobre 1989, la cérémonie officielle de la réunification eut lieu au Reichstag.

Après la réunification, le gouvernement fédéral d’Allemagne décida de refaire du Reichstag le siège du parlement. Entre 1994 et 1999, l’architecte Norman Forster remania le bâtiment et lui ajouta le dôme que l’on peut admirer aujourd’hui.

Le bâtiment abrite de nouveau les parlementaires allemands depuis le 19 avril 1999. Le dôme, malgré les controverses qui ont accompagné sa construction, constitue aujourd’hui l’une des visites incontournables de la ville. Il représente également le symbole du renouveau politique de la capitale de l’Allemagne réunifiée. Le passé tourmenté du Reichstag et de sa coupole reflète ainsi l’histoire tumultueuse de l’Allemagne.

Le Mémorial de L’Holocauste

Le Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe se situe au centre de Berlin, entre la porte de Brandebourg et la Potsdamer Platz. Il a été conçu avec un budget d'environ 25 millions d'euros par l'architecte américain Peter Eisenman et l'ingénieur Buro Happold comme un « champ » de 19 073 m2, couvert de 2 711 stèles disposées en maillage. Les stèles font 2,38 m de long, 0,95 m de large, et de 0 m à 4,7 m de haut. Elles sont censées produire une atmosphère de malaise et de confusion, représentant un système supposé ordonné qui a perdu le contact avec la raison humaine. Sous ce champ de stèles, se trouve la « Place de l'Information », qui contient le nom de toutes les victimes juives recensées par le musée israélien Yad Vashem.

La construction du Mémorial a débuté le 1er avril 2003 et s'est achevée le 15 décembre 2004. Il a été inauguré le 10 mai 2005, et ouvert au public deux jours plus tard.

Le Mémorial a été construit à 300 mètres du bunker d'Hitler.

Après une reconstruction lente et laborieuse, Berlin est à nouveau une ville vivante, elle accueille chaque jour des milliers de touristes. La ville a également une vie culturelle riche et diversifiée. Spectacles et manifestations en tout genre sont nombreux. C’est une ville internationale, très ouverte, tolérante et multiculturelle. Jusqu’en 2003 et également en 2006, chaque été eut lieu la « Love Parade », le plus grand défilé d’amoureux et de la musique techno, en plein centre-ville, dans le Tiegarten.

Bien que la population diminue et que le taux de chômage soit élevé, beaucoup de jeunes Allemands et d’artistes continuent de s’installer à Berlin, faisant de la ville la capitale de la jeunesse et de la culture pop.

Enfin, Berlin est aussi une référence en matière de cinéma puisqu’elle accueille la Berlinale chaque année, au mois de février. Ce festival international de cinéma remet comme récompense suprême l’Ours d’Or.

Témoignages

Sébastien Keutiens, professeur de géographie

Le voyage en Pologne présente plusieurs facettes intéressantes pour un professeur de géographie. Je souhaiterais insister sur une d'entre elles : la visite de Berlin. En effet, le voyage nous permet de découvrir cette ville qui fut marquée par la guerre froide. Certes nous pouvons y voir les traces de ce conflit (vestiges du mur, check point Charly...) mais nous pouvons aussi découvrir le modernisme de son centre-ville. Berlin est devenu en quelques années une des principales métropoles européennes qui vaut incontestablement le détour...

Pierre Bragard, professeur de langues : Berlin, une ville aux multiples facettes

J’avais été choisi pour partir quatre mois à Berlin ! Ma première candi à peine terminée, je quittais mes verts pâturages du plateau de Herve pour aller m’installer dans la capitale allemande.

Berlin, Berlin, Berlin, ... Tout compte bien réfléchi, je ne connaissais pas grand chose sur cette ville. Si ! On y avait construit un mur qui traversait la ville de part en part et il était strictement interdit de le traverser. Un peu folle cette histoire, mais elle semblait déjà appartenir au passé puisque je revois encore les images de la chute alors que j’étais sagement assis par terre devant le JT que regardaient mes parents.

Je partais donc sans trop d’apriori et avec l’espoir de découvrir une métropole pour la première fois. Arrivé aux pourtours de la ville, j’ai tenté de trouver mon chemin dans cet enchevêtrement de routes et de larges boulevards. L’organisation pour laquelle le peuple allemand est réputé se faisait déjà sentir. Les indications étaient claires et c’est sans trop de peine que j’ai trouvé mon auberge.

J’ai alors commencé par prendre mes repères dans la partie ouest de la ville. Je suis descendu dans la première bouche de métro, j’ai acheté un ticket mensuel et j’ai rapidement jeté un œil sur le plan du réseau U-Bahn. Grâce à ce moyen de transport exceptionnel et aux autres services, j’allais pouvoir me balader aux quatre coins de Berlin en toute facilité et jusqu’aux petites heures de la nuit.

Ainsi, je voyageais aisément d’un point à l’autre de la ville et heureusement. Cette impression de grandeur et d’infinies possibilités s’est vite imposée à moi. Charlottenburg, Schöneberg ou encore Kreuzberg, pour ne citer que ceux-là, sont autant de quartiers qui possèdent une âme, une population et une vie culturelle très variées. Le premier comprend beaucoup de musées historiques, des châteaux, un opéra. J’y emmenais mes visiteurs pour y faire leur shopping dans les magasins souvent particuliers que compte la Ku’dam Strasse. Alors qu’à Schöneberg, ce sont les snacks Kebab et les marchés internationaux qui fleurissent à tous les coins de rue et dans lesquels je rencontrais des gens de nationalités et de milieux différents. Je fréquentais également souvent le quartier très multikulti et très vivant de Kreuzberg, surtout en soirée et la nuit. District le plus à l’est de « Berlin Ouest », il regorge de bars alternatifs, de lieux culturels et de clubs proposant une multitude de sorties.

A l’est de Berlin, les constructions massives et froides ont fait place aux couleurs et à la modernité. J’ai beaucoup aimé le contraste évident marqué par les traces indélébiles d’un régime communiste tombé récemment et l’urgence qu’ont les gens de l’est de rattraper le temps perdu en créant, en innovant, en surprenant.

C’est ce sentiment de diversité qui me remplit quand je pense à Berlin. Une ville où il est possible de tout trouver, peu importe notre âge et nos affinités. Une ville que je n’aurai définitivement pas eu le temps de découvrir entièrement en quatre mois. Une ville dans laquelle on retourne, et de préférence dans pas trop longtemps, car il s’y sera passé beaucoup de choses d’ici là.

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Eitan Bergman (5F)


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