Auschwitz

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  • Témoignage de Paul Sobol (vidéo)

Les camps

(Johann Demaret et Frank Wang)

Introduction

Nous allons parler des camps de concentration (et plus précisément d’Auschwitz/Birkenau) destinés à regrouper les juifs et, finalement, à les exterminer. Les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, en particulier de la Shoah, seront ici décrites et nous tenterons d’en discerner les causes. Nous décrirons notamment l’état des baraques et des conditions de vie à l’intérieur des camps, ainsi que la manière dégradante dont les nazis traitaient les prisonniers.

Généralité

Shoah

La Shoah (mot hébreu signifiant catastrophe) est l’holocauste juif qui a eu lieu durant la 2ème Guerre mondiale. Les juifs furent d’abord discriminés et ensuite amenés de force dans des camps dits « de concentration ». Cette tactique fut employée par le Troisième Reich pour recenser les juifs et les exterminer. Signalons également que d’autres personnes (homosexuels, témoins de Jéhovah, communistes et autres opposants politiques d’Hitler) furent également internés dans les camps.

Structure des camps

Ces camps étaient divisés en deux catégories : les camps de concentration -où les prisonniers étaient forcés d’effectuer des travaux manuels extrêmement éprouvants- et les camps d’extermination -dont le nom est sans équivoque.
La structure d’un camp était semblable à celle d’une petite ville : il y avait une infirmerie, une cantine, des blocks (où les prisonniers dormaient parfois à trois ou quatre sur des lits de moins d’un mètre de large) et même parfois un bordel, dans les plus grands camps, comme Auschwitz. Cela avait pour but de créer un semblant d’ordre, même si cela était symbolique (puisque l’objectif final du camp était la mort de ses résidents).
L’infirmerie était un lieu pour mourir car les médicaments étaient souvent inappropriés ou tout simplement indisponibles (d’ailleurs, comme les prisonniers malades étaient considérés comme trop faibles pour travailler, ils étaient la plupart du temps gazés peu après s’être présentés à l’infirmerie). Des nazis comme le professeur Mengele se livraient aussi à des expériences « médicales » (castration, dissection, greffes de membres, tests chimiques, expériences d’hypothermie) sur des jumeaux, des bébés, des nains… La cantine fournissait de la nourriture en quantité pour les officiers, ne laissant que les restes aux prisonniers, ceux-ci mangeaient dans des gamelles sales. Les camps étaient entourés de miradors et des fils barbelés, pour empêcher toute évasion. Les rares insurrections étaient matées rapidement.

Conditions de vie

Les conditions de vie des détenus étaient exécrables. Les baraques de bois avaient été construites à la va-vite : le vent passait entre les planches et le toit était souvent troué. En hiver, les prisonniers mouraient souvent de froid car le chauffage était quasi inexistant.
Les épidémies étaient fréquentes car les conditions sanitaires étaient déplorables (toilettes hâtives, latrines insuffisantes et impropres…) et les costumes de « bagnard » n’étaient pas à la bonne taille. Ces vêtements, que les prisonniers n’enlevaient jamais, étaient sales, pleins de boue et de sueur au retour du travail.
Les détenus travaillaient par tout temps et de longues heures, la plupart du temps en plein air.
Les sabots mal assortis et le fin vêtement qu’ils portaient torturaient les travailleurs, qui rentraient le soir transis de froid pour recevoir une trop maigre pitance (un bout de pain et un peu d’eau qui ne portait de soupe que le nom).
Tout le monde voulait être dernier dans la file pour manger, car le bouillon était plus consistant au fond, les premiers ne recevant que de l’eau.
La corruption et le troc étaient donc fréquents : certains arrivaient à s’attirer les bonnes faveurs d’un Kapo (détenu ayant été promu surveillant) en lui fournissant de la nourriture, par exemple ; mais il était aussi possible de simplement échanger de la nourriture contre des services et vice versa (le pain était la monnaie dans les camps d’affamés).

Traitement des prisonniers

Les officiers nazis (SS) étaient violents et prenaient un malin plaisir à la persécution et à l’humiliation des prisonniers : tout était prétexte à punition (coups de fouet ou de canne, torture ou même exécution sommaire).
De plus, les officiers n'étant pas suffisamment nombreux, ils nommaient « kapos » les prisonniers réputés pour être les plus brutaux pour « surveiller » (battre) les détenus à leur place en leur absence. Les kapos, en acceptant de faire cela, étaient mieux traités par les SS (nourriture supplémentaire notamment) et donc, ne voulant pas perdre leur place, frappaient les autres sans faiblir.

Rythme de vie

Les prisonniers étaient réveillés tôt et chassés à coups de bâton de leurs quartiers pour faire une toilette symbolique et hâtive. Ils partaient ensuite au travail après l’appel (pour vérifier qu’aucun détenu ne s’était échappé pendant la nuit). Leur départ était salué par un orchestre ridicule et mal assorti, fait de prisonniers munis d’instruments délabrés. Les longues heures de travail étaient interrompues uniquement par une pause-dîner de quelques minutes. Les pieds en sang et les membres engourdis, les détenus revenaient le soir pour un autre appel. Venaient ensuite l’heure du souper, puis le sommeil, toujours trop court et inconfortable.
Il arrivait qu’un prisonnier s’échappe pendant le travail : ses camarades restaient alors debout jusqu’à ce qu’on le ramène et l’exécute (ou un autre prisonnier si il n’avait pu être ramené).
Occasionnellement, on « lavait » et changeait les vêtements : c’était le moment pour essayer d’obtenir une chemise propre et des sabots à sa taille. Après, il faudrait garder ces fripes pour quelques semaines encore.
Enfin, il y avait un examen médical régulier et obligatoire, qui permettait aux nazis de juger si les prisonniers étaient encore aptes à travailler. Ainsi, la machine se débarrassait des rouages cassés.

Finalité d’un séjour en enfer

La fatigue, la malnutrition et les coups avaient raison des détenus au bout de quelques semaines (les plus forts ne résistant souvent que quelques mois). Exceptionnellement, certains prisonniers réussirent à survivre jusqu’à la libération des camps par les Alliés (mais certains moururent alors à cause de crampes d’estomac, car les libérateurs apitoyés par l’état des prisonniers leur donnèrent plus de nourriture que leurs estomacs atrophiés ne pouvaient ingérer).

Auschwitz

Auschwitz était le plus grand des camps de concentration créés par les nazis. Situé à 60 km à l’ouest de Cracovie, il était divisé en 3 complexes (Auschwitz I, Birkenau et Monowitz).

Les prisonniers d’Auschwitz I travaillaient dans des mines de charbon, des carrières de pierres et même dans des usines d’armement. Le but principal était le travail forcé, qui tuait souvent les prisonniers en quelques mois.

Birkenau (ou Auschwitz II) était le plus grand des 3 complexes, situé à 3 km d’Auschwitz I. C’est dans ce camp qu’on utilisa le gaz Zyklon B comme instrument de mort de masse (avant, les prisonniers étaient en général fusillés). Auschwitz II était aussi un camp de travail, mais surtout une usine de mort : il arrivait que des convois entiers soient gazés sans distinction.

Monowitz, quant à lui, était situé à 14 km de Birkenau. Le but premier du camp était de fournir des travailleurs à l’usine de caoutchouc synthétique de la Buna. Primo Levi y a notamment été détenu.

Bibliographie

Site sur la Shoah : http://memorial-wlc.recette.lbn.fr/fr/

Voyage Pologne 2009-2010 avec le Collège Sainte-Véronique : Visite guidée des camps de Auschwitz I et II.

Quelques témoignages d’élèves

Organiser un voyage à Auschwitz … Pourquoi …?

Levinas a parfaitement rendu le mouvement qui caractérise l'humain, quand il dit que le sens éthique est provoqué par le visage de l'autre.

Se rendre à Auschwitz, croiser des regards d'hommes, de femmes, d'enfants figés par d'anciennes photos, donne corps à la monstruosité nazie, empêche de la réduire à une idée toujours un peu évanescente.
Rencontrer des survivants, se laisser interpeller par l'immensité des camps, les monticules de cheveux, lunettes, bagages, chaussures… incarne ce déni d'humanité et permet ainsi d'enraciner la mémoire dans le tangible.
Informer des jeunes en organisant un voyage à Auschwitz permet de combattre ce fléau dont les ramifications, les tentacules dirais-je plutôt enserrent encore notre époque; les conscientiser de son actualité, de construire un monde plus citoyen.

C'est au travers du concret de la shoah que l'on peut résister à ce reniement, à cette dénégation du respect que tout homme, par le seul fait d'être homme, doit pouvoir recevoir.
C'est au travers du concret de la shoah qu'un "certain rêve" pourrait, un peu, rejoindre notre réalité… car rien n'est encore joué, demain reste à venir.

B. Hella, professeur au Collège Sainte-Véronique

Qu’évoque pour vous le nom d’Auschwitz ? L’horreur, la terreur, la haine ? De nos jours, il est impossible de ne pas connaître ce nom tristement célèbre, qui que nous soyons, où que nous soyons. Qui pourrait oser remettre en doute ce qui s’y est passé, ce que les hommes et les femmes qui y étaient ont vécu ? Malgré tout, il y a des personnes qui commencent à oublier, qui ne veulent plus se rappeler et qui, par la même occasion, nous condamnent à revivre cette horreur.
Ce que nous avons fait, nous élèves de 5ème, en décidant d’aller à Auschwitz, est notre devoir, notre devoir de mémoire. Si nous avons effectué ce voyage, c’est parce que cela nous tenait à cœur et parce que nous voulions voir de nos propres yeux cette « usine de la mort » dont on nous a tellement parlé.
[…] C’est une chose d’en entendre parler ou de regarder des films sur le sujet, mais le voir en vrai est encore différent. Les dessins faits par des prisonniers sur les murs des cachots, les dortoirs où ils se mettaient à 3 et même plus sur des couches d’à peine 1m de large, les montagnes de cheveux, de chaussures, d’ustensiles de cuisine et autres… C’était très impressionnant, malgré la préparation que nous avions reçue.
Nous attendions beaucoup de ce voyage et nous n’avons pas été déçus. La visite des camps nous a montré à quel point l’homme peut être inhumain. Elle nous a également permis d’ouvrir un peu les yeux sur l’avenir et de nous dire : « Voilà ce qui peut se passer si on ne fait rien pour l’éviter, voilà ce qui peut se passer si on ne se lève pas contre les idées des extrémistes ». Ce fameux devoir de mémoire, nous l’avons accompli et nous en sommes sortis grandis.

Sam Aghadjani, 5 A

Paul Sobol

(Kim Harchies et Marie Meewis)

Paul SOBOL est né à Paris le 26 juin 1926. Jeune homme juif mais non croyant, menant une vie banale, il a immigré avec sa famille à Bruxelles en 1928. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les Sobol ont vécu clandestinement pendant deux ans avant de se faire arrêter par la Gestapo, suite à une dénonciation. Paul a été transféré à la Caserne Dossin à Malines avec son père, sa mère, sa sœur (16 ans) et son frère (14 ans). Ils ont ensuite été déportés vers Auschwitz par le XXVIème et dernier convoi, le 31 juillet 1944. Ce convoi a compté 186 survivants sur 563 partants (dont 47 enfants).
Plusieurs fois il a frôlé la mort mais a été sauvé grâce à son talent de peintre. Il a été détenu en Pologne environ 1 an et 5 mois pour ensuite faire la « Marche de la Mort » vers Gross-Rosen-Lager. Il a ensuite été déporté vers Dachau où il a d’abord été placé en quarantaine avant de travailler à Mühldorf-Valdlager (camp annexe dans la forêt).
Le 25 avril 1945, le camp a été évacué en wagon vers le camp mère (Dachau).
C’est lors d’un bombardement sur le convoi qu’il a réussi à s’évader. Il a été caché par des prisonniers de guerre français et libéré par les Américains le 1er Mai 1945 pour enfin être rapatrié en Belgique le 19. Seule sa sœur est revenue d’Auschwitz. Aujourd’hui il a reconstruit une famille. Il a deux enfants et trois petits-enfants. Monsieur Sobol n’a pas fait effacer son tatouage (numéro de déporté) et n’a pas peur de le montrer.

Après cette terrible aventure, M. Sobol a travaillé pour survivre et a réussi à se rendre très utile. Au fil des années, il fit de nombreuses affaires et est à l’origine d’une chaîne de grands magasins ainsi que de la marque « Quick ».

Nous pouvons dire que Monsieur Sobol est un vrai miraculé car, non seulement il a survécu à la guerre, mais il a aussi retrouvé l’amour de sa vie dont il avait gardé la photo sur lui durant toute son incarcération.
De plus, il a pu récemment retrouver Yvette Devroy, petite fille du couple qui avait choisi de cacher sa famille. En effet, en entendant le témoignage de Paul Sobol à l’athénée de Pont-à-Celles dans le Hainaut, Rebecca, la petite-fille d'Yvette, a fait le lien entre ce qu’elle entendait et ce qu’elle savait de l’histoire familiale.

Désormais, Monsieur Sobol a décidé de raconter son parcours dans différentes écoles. Pendant près de 3 heures, debout, sans interruption, il raconte son histoire de manière rationnelle. Il demande à son auditoire de fermer les yeux et de se concentrer uniquement sur sa voix.
A la fin de son témoignage, il refuse d’être applaudi car, dit-il : «Je ne suis pas un héros, mais un homme qui a vécu, contre son gré, la barbarie nazie ». Il termine son intervention par une mise en garde, justifiant son travail inlassable de témoin, en citant Primo LEVI, Les naufrages et les rescapés : « Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voix que la raison. Dans la haine nazie, il n’y a rien de rationnel. Nous ne pouvons pas la comprendre, mais nous devons comprendre d’où elle est issue et nous tenir sur nos gardes. Si la comprendre est impossible, la connaître est nécessaire parce ce que ce qui arrive peut recommencer. »

C'est le message que M. Sobol veut faire passer «Ne jamais baisser les bras». On peut se reconstruire une vie après l'horreur subie : «Il vaut mieux être payé moins pourvu qu'on en apprenne plus».

Monsieur Sobol est également venu nous rendre visite au collège Sainte-Véronique de Liège. Comme lors de chaque témoignage, il nous a demandé de fermer les yeux. Nous avons trouvé cette approche très originale et intéressante car cela nous a permis de nous représenter au mieux ce qu’il nous racontait. Son témoignage, raconté de manière posée, était très émouvant. Il nous a permis de voir les choses sous un angle différent de celui que l’on retrouve dans les livres et les films.

Aujourd’hui, Monsieur Sobol est un des rares rescapés encore en vie et capable de nous transmettre ce qu’il a vécu. Dans quelques années, tous les témoins direct de la Shoah ne seront plus là et ce sera à notre tour, « témoin de la 2ème génération » de reprendre le flambeau afin de préserver les racines de la mémoire.

Sources

Paul SOBOL, « Je me souviens d’Auschwitz », Racine, Bruxelles, 2010.

Interview de Paul SOBOL (1997)

http://www.ittre.be/pdf/bulletincommunal65.pdf

http://www.indloverval.be/Paul%20Sobol.htm

http://www.cndp-erpent.be/t%C3%A9moin-camp-Sobol10.htm

http://www.rtbf.be/info/societe/guerre-mondiale/ils-se-retrouvent-par-hasard-apres-66-ans-et-un-sejour-a-auschwitz-200656

Liens

« mémoire juive et éducation » des textes, des témoignages, des documents sur la shoah : http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/textes.htm

« Fondation pour la Mémoire de la Shoah » collection témoignages de la Shoah : http://www.fondationshoah.org/FMS/spip.php?rubrique36&lang=fr

« USC Shoah Foundation Institute ».

Reportage sur Paul Sobol (5 février 2011)

Quelques témoignages d’élèves

Malgré une adolescence passée dans les camps, Paul Sobol aura une vie remplie d’expériences enrichissantes. Aujourd’hui encore, sa façon de penser et sa vision du monde sont empreintes de sagesse tout en étant très réalistes et en accord avec notre société actuelle.
C’est un personnage qui impose le respect. D’emblée il capte l’attention et ce de manière naturelle. On l’écoute attentivement, on s’intéresse à lui. Il fait passer un message important aux jeunes : on ne doit pas attendre que quelque chose arrive ; si on le veut, il faut savoir le provoquer et on est tous capables de faire de très bonnes choses. Il est vrai que quelqu’un d’autre aurait pu nous dire ces mots, mais c’est parce qu’ils viennent de M. Sobol qu’ils prennent réellement un sens.

Lise Vancolen, 5 E

La caserne Dossin et la déportation en Belgique


(Malcolm Hamers et Carole jamin)

La caserne Dossin (Malines), autrefois simple caserne militaire, est à présent un musée. Celui-ci montre un côté particulièrement sombre de la guerre 40-45 qu’il ne faut pas oublier. Voici son histoire.

La déportation

En 1940, la Belgique compte 90.000 juifs. Anvers en compte 50.000, Bruxelles 30.000, Liège et Charleroi quelques milliers.

En octobre 1940, l’occupant allemand décrète le recensement de la population juive de Belgique. En juin 1942, les juifs doivent porter l’étoile.

Le 25 juillet 1942, les premières convocations sont remises aux juifs pour « la mise au travail ». Deux jours plus tard, la caserne Dossin à Malines est ouverte par les nazis pour servir de camp de rassemblement. La déportation des juifs, appelée « solution finale au problème juif » peut commencer. Elle est déjà minutieusement programmée : Le premier convoi de déportés partira de Dossin vers Auschwitz le 4 août 1942. Au total, 28 convois quitteront Malines.

Camp de rassemblement

La caserne Dossin jouera un rôle central dans la persécution de gens innocents. Elle sera également connue sous le nom de « l’antichambre de la mort ». 24.916 juifs et 351 tziganes y seront emprisonnés, avant d’être déportés en direction d’Auschwitz. Parmi eux, deux tiers seront gazés dès leur arrivée sur place ; seuls 1.221 survivront.

Ce camp de rassemblement ne fut pas établi à Malines sans raison. Malines disposait de plusieurs avantages : la caserne avait une structure fermée, sa situation était à mi-chemin entre Anvers et Bruxelles, (principaux lieux de résidence des juifs), enfin elle possèdait un raccordement direct au réseau ferroviaire.

Le camp est un bâtiment de trois étages entouré de fils barbelés. Il se situe dans une zone de la ville fortement peuplé, à proximité de la Dijle, cours d’eau qui traverse la ville. Une soixantaine de nazis, essentiellement des Allemands et quelques Belges, suffisait à gérer le camp.

La vie au camp

Une fois arrivés au camp, les internés étaient séparés suivant qu’ils soient voués ou non à l’extermination. Ensuite, ils recevaient une pancarte à porter autour du cou avec une ficelle et qui mentionnait les informations relatives à leur transport ou à leur statut dans le camp. Cela leur servait de document d’identité.

Au début, les conditions de vie à la caserne n’étaient pas trop déplorables. Les conditions d’hygiène y étaient acceptables. Les internés dormirent sur des lits en fer jusqu’en octobre 1942 ou sur des paillasses à même le sol. Ils étaient consignés dans les chambrées 22 heures sur 24.

Cependant, lorsque les convois subirent un ralentissement, le camp connut des problèmes de surpopulation et d’hygiène. Les maladies se propagèrent, les enfants étant les plus touchés. Certains détenus, pauvres et isolés, connurent la faim pour cause d’impossibilité de recevoir des victuailles de l’extérieur.

Les juifs subissaient violence et humiliations. Ils étaient brisés physiquement, mentalement ainsi que moralement dans les minutes qui suivaient leur arrivé dans le camp. Les femmes étaient les victimes les plus ciblées. La violence était gratuite et des mauvais traitements étaient infligés. Cela dit, on ne meurt pas à Malines, ou très peu.

Après la guerre

Une fois la guerre finie, la caserne est revenue aux mains de l’Etat belge. Elle sera occupée par l’armée belge jusqu’en 1975, puis elle connaitra une période de déclin et de détérioration. La ville envisagea même sa démolition, mais les protestations fusèrent.

Les bâtiments furent aménagés en agréables appartements et l’Association des Déportés Juifs de Belgique insista auprès de la ville pour qu’on y consacre un espace à la création d’un musée. Cette suggestion fut approuvée et la caserne Dossin devint le Musée Juif de la Déportation et de la Résistance.

Ce musée est un des rares sites en Europe à témoigner sur les lieux mêmes des évènements des horreurs subies par les victimes des persécutions raciales au cours de la Seconde Guerre mondiale. Il constitue à la fois un auxiliaire pédagogique dans l’éducation ainsi qu’un poignant avertissement contre l’oubli. Il accueille actuellement 30.000 visiteurs par an.

Sources

http://www.cicb.be/fr/casernedossin.htm

http://www.encyclopedie.bseditions.fr

auschwitz


Elodie Gelo Signorino (5F)


Jordan Cattaruzza (5D)

 

 

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